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17 mai 2011

Jarry




'Of Alfred Jarry, the author of Ubu-Roi, another victim of alcohol, she has many anecdotes. He used to dress in cycling costume, and an immense overcoat, whose pockets had always great holes in them. He carried a small library in this '

Paris salons, cafés, studios

Sisley Huddleston

J.B. Lippincott Company, 1928 - p. 364

05 septembre 2007

Camille Gandilhon


Camille Gandilhon Gens d'Armes, poète arverne.



Longue et belle correspondance au jeune poète Félix Bonafé. Gandilhon lui parle des écrivains auvergnats et de leurs oeuvres : Marcelle Tinayre, Jean Ajalbert, Henri Pourrat, ou encore Etienne Marcenac pour qui le jugement est plus sévère. «Marcenac dont vous me parlez est un vrai poète, mais il a un style et une forme qu'il n'a jamais su améliorer. C'est un primaire qui n'a pas tenté de se créer un instrument digne du talent réel qu'il a. Il écrit gauchement et c'est, semble-t-il, irrémédiable chez lui [...]». Ce mentor donne aussi de longs conseils de lecture et de versification. «Vous avez lu Verlaine, Mallarmé et Valéry. Verlaine peut vous suffire. Les deux autres demandent une certaine initiation ; c'est de la poésie pour initiés». Il fait aussi une analyse critique de l'essai poétique de Bonafé. Gandilhon passe de longues heures à cultiver son jardin, ce qui le fatigue physiquement et intellectuellement. De plus, la situation politique le préoccupe : il donne son point de vue sur le débarquement en Afrique du Nord, la débacle allemande et la "sourde révolution" qui l'accompagne, le procès Pétain-Laval. Malgré la déprime qui le gagne, il s'efforce de poursuivre l'écriture de ses chroniques ; il débute aussi une traduction libre de Heine. Au crépuscule de sa vie, il évoque quelques souvenirs, comme cette anecdote sur Jarry. «En classe de Bergson où les élèves affluaient, 1891 (lycée Henri IV). Bergson : monsieur Jarry! Je vous prie de vous assoir! - Il n'y a plus de place. - Trouvez-en une. Jarry alors se dirige vers un de nos camarades qui s'appelait Videcoq-Wély. - Ah! J'ai trouvé une place! Je vais m'asseoir entre Videcoq et Wély (rire général). Jarry, breton, admirait en moi l'arverne car, disait-il, il fallait la patiente énergie des porteurs d'eau auvergnats pour éteindre l'incendie des volcans. Ah! De rudes types!" [...]».

lettres autographes signées. Nombre de document : 14 Nombre de page : 42 petit in-4 et in-12 Une enveloppe et une carte de Mme Gandilhon jointes. bon -

Gandilhon Gens d'Armes Camille 1871 1948 Poète cantalien, membre du mouvement poétique d'avant-garde "les loups", auteur des Poèmes arvernes. ( Poètes Cantaliens Arverne )


Marchand: Traces écrites
Neussargues


Prix : 880.00 EUR Commander

13 avril 2007

Paillasse

A un bout de l’Infini, en forme de rectangle, la croix blanche où sont suppliciés, avec le mauvais Larron, les démons. Il y a une barrière autour du rectangle, blanche, avec des étoiles à cinq pointes hérissant la grille. Selon la diagonale vient l’ange, qui prie calme et blanc comme l’écume de la vague. Et les poissons cornus, singerie de l’Ichthys divin, refluent vers la croix plantée à travers le Dragon, vert sauf la bifidité de sa langue rose. Un être sanglant à chevelure hérissée et yeux lenticulaires s’enroule autour de l’arbre. Irrégulièrement accourt, faisant la roue, un Pierrot vert. Et tous les diables, à figures de mandrills ou de clowns, écartent grand leurs nageoires caudales en jambes d’acrobates, et, implorant l’ange inexorable (Voulez-vous jouïer avec moa, mister Loyal?), secouent, cheminant vers la Passion, leurs cheveux de Paillasse du sel de la mer.


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Belone belone (Poisson cornu) Belone belone belone (Poisson cornu) (Linnaeus, 1761)














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Au cirque, Monsieur Loyal est le régisseur de piste qui présente les numéros et arbitre les débats des clowns.






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Paillasse (en italien : I Pagliacci, c'est-à-dire « Les clowns ») est un opéra en deux actes écrit et composé par Ruggero Leoncavallo, créé le 21 mai 1892 au Teatro Dal Verme à Milan.

L'argument est inspiré d'un fait divers dont l'auteur avait lui-même été témoin dans son enfance : au cours d'une représentation de commedia dell'arte donnée dans un village de Calabre par une troupe de théâtre ambulant, le comédien Canio, mélangeant l'action de la pièce et la vie réelle, tue sa femme Nedda et l'amant de celle-ci, sous les applaudissements des spectateurs qui ne comprennent que trop tard le télescopage entre le jeu et la réalité.

I Pagliacci s'est rendu célèbre par la magistrale mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste - exposé par l'un des personnages lors d'un Prologue à la manière Baroque - dans lequel l'auteur appelle à rapprocher fiction et réalité, jusqu'à ne plus savoir distinguer l'une de l'autre. Servi par une musique passionnée et un sens aigu du drame, il annonce en cela le Vérisme et ouvre la voie à Puccini.

11 avril 2007

Avertissement d'imposition

Jarry Alfred
Avertissement d'imposition pour sonterrain du Plessis-Coudray, près de Corbeil
Avertissement daté du 24 février 1907, adressé à « M. Alfred Jarry / homme de lettres / demeurant àParis rue Cassette 7 »; réexpédié le 3.06.07 à la sœur de l’écrivain (au dos nom et adresse manuscrite) : « Mademoiselle Jarry Charlotte / Rue Charles Lanielle / à Laval (Mayenne). » 1 feuillet imprimé in-4 (26x20,5cm), à en-tête du Département de Seine-et-Oise / Arrondissement de Corbeil »; nom et adresse de Jarry manuscrites, ainsi que l’aire de la parcelle et le total des contributions. Prix marqué au tampon. Au verso, cachet postal de Laval.Bord inférieur effrangé et jauni, pliures également légèrement jaunies, sinon bon état. C'est sur ses terres du Plessis-Coudray, très exactement aux Bas-Vignons (près de Corbeil-Essonnes, en Seine et Oise) qu’il avait acquises en 1904, que Jarry avait fait construire son « Tripode », ce fameux petit local de 3,69 x 3,69 mètres, construit par un charron du nom de Dubois, et reposant sur quatre pieds (et non trois, comme le voudrais l’étymologie du mot : humour de Jarry), que l’écrivain avait fait installé en pleine campagne. C’est dans ce local, qui ne sera du reste jamais payé, et pour ainsi dire jamais habité, qu’Alfred Jarry écrivit son roman « moderne » : le « Surmâle ».En février 1907, Alfred Jarry, malade, est menacé d’expulsion de son minuscule local de la rue Cassette, à Paris, qu’il appelle parfois son « tripode parisien », et s’est rendu à Laval chez sa sœur. Les ennuis avec le propriétaire de la rue Cassette ne feront qu’empirer jusqu’à la mort de l’écrivain. C’est dans ce misérable réduit que ses amis Saltas et Vallette, inquiets de ne pas avoir de nouvelles de lui, le découvriront à demi inconscient et paralysé des jambes, le 29 octobre 1907, et le feront transporter d’urgence à l’hôpital de la Charité, où il décédera trois jours plus tard.Le 25 juin suivant cet « Avertissement d’imposition », Jarry écrivit à Rachilde ceci : « Nous venons d’inventer une parade de notre escrime chirurgicale permettant – si elle réussit – de sauver la rue Cassette et d’arriver, vingt jours plus tard, mais frais et dispos au Tripode… » Jarry ne retournera jamais dans son tripode du Coudray, il reviendra à Paris le 7 octobre, dans sa chambre de la rue Cassette pour y mourir quelques semaines plus tard.

bookseller: Librairie Jean Claude Vrain (FRANCE)

Henry J.-M. Levey à Alfred Jarry

Levey Henry Jean-MarieCarte postale adressée à Alfred Jarry

Datée de « Biskra / Constantine » le « 27 février 1901 ». Carte postale adressée à « Alfred Jarry /Mercure de France / 11 rue de l’Échaudé / Paris » ; cette première destination étant barrée et remplacée par « 7, rue Cassette » ; timbres et cachets postaux ; le verso montre une « Caravane » de chameaux à Biskra. Superbe état de conservation. Henry Jean-Marie Levey (1874-1906) fut un poète aussi rare qu’insolent et fantaisiste. Cadet d’un an seulement de Jarry, il mourut aussi un an avant l’auteur d’ « Ubu roi ». Ses « Poèmes » furent réunis en recueil longtemps après sa mort, et publiés par « La Maison des Amis des Livres » en 1921. Guillaume Apollinaire, dans sa conférence sur La Phalange nouvelle, le 25 avril 1908 (dont le texte sera ensuite publié par « La revue des lettres et des arts », dans son numéro de juin 1908), a réservé une mention élogieuse dans son palmarès des poètes contemporains à Henry J.-M. Levey, qui livre, par un fait quasi miraculeux, un justificatif parfait pour la présente carte postale : Après avoir mentionné un poète exotique « d’une nouveauté jamais irritante », Apollinaire enchaîne « Qu’il est loin de la morgue, de l’insolence de Henry J.-M. Levey, ce pâle poète malade qui envoyait à ses amis, pendant des croisières dans les mers lointaines, d’âpres cartes postales, dont l’ironie lyrique trahissait le mal qui sans doute l’a emporté. » (texte reproduit dans le volume III des « Œuvres en prose complètes » d’Apollinaire, Éditions de la Pléiade, Gallimard, p. 890). Et en effet, on peut constater l’exacte véracité des mots d’Apollinaire dans cette carte postale sarcastique de Levey, qui déclare avoir acquis d’un arabe nomade le « véritable bâton à phynances » du Père Ubu. Celui-ci, d’une grande culture jarryste, confond ici le « bâton-à-physique » de « César Antéchrist » (appendice phalloïde) et le « croc-à-phynance », appendice crochu terminant le bras d’Ubu pour accrocher les « phynances ». D'une inestimable rareté. Cette carte ne figure pas dans les « Œuvres complètes » de Jarry (éd. Pléiade), et serait l’unique témoignage d’une relation entre les deux poètes.

EUR 1,830.00 > other currencies bookseller: Librairie Jean Claude Vrain (FRANCE)

Henry J.-M. Levey à Alfred Jarry

Levey Henry Jean-MarieCarte postale adressée à Alfred Jarry

Datée de « Biskra / Constantine » le « 27 février 1901 ». Carte postale adressée à « Alfred Jarry /Mercure de France / 11 rue de l’Échaudé / Paris » ; cette première destination étant barrée et remplacée par « 7, rue Cassette » ; timbres et cachets postaux ; le verso montre une « Caravane » de chameaux à Biskra. Superbe état de conservation. Henry Jean-Marie Levey (1874-1906) fut un poète aussi rare qu’insolent et fantaisiste. Cadet d’un an seulement de Jarry, il mourut aussi un an avant l’auteur d’ « Ubu roi ». Ses « Poèmes » furent réunis en recueil longtemps après sa mort, et publiés par « La Maison des Amis des Livres » en 1921. Guillaume Apollinaire, dans sa conférence sur La Phalange nouvelle, le 25 avril 1908 (dont le texte sera ensuite publié par « La revue des lettres et des arts », dans son numéro de juin 1908), a réservé une mention élogieuse dans son palmarès des poètes contemporains à Henry J.-M. Levey, qui livre, par un fait quasi miraculeux, un justificatif parfait pour la présente carte postale : Après avoir mentionné un poète exotique « d’une nouveauté jamais irritante », Apollinaire enchaîne « Qu’il est loin de la morgue, de l’insolence de Henry J.-M. Levey, ce pâle poète malade qui envoyait à ses amis, pendant des croisières dans les mers lointaines, d’âpres cartes postales, dont l’ironie lyrique trahissait le mal qui sans doute l’a emporté. » (texte reproduit dans le volume III des « Œuvres en prose complètes » d’Apollinaire, Éditions de la Pléiade, Gallimard, p. 890). Et en effet, on peut constater l’exacte véracité des mots d’Apollinaire dans cette carte postale sarcastique de Levey, qui déclare avoir acquis d’un arabe nomade le « véritable bâton à phynances » du Père Ubu. Celui-ci, d’une grande culture jarryste, confond ici le « bâton-à-physique » de « César Antéchrist » (appendice phalloïde) et le « croc-à-phynance », appendice crochu terminant le bras d’Ubu pour accrocher les « phynances ». D'une inestimable rareté. Cette carte ne figure pas dans les « Œuvres complètes » de Jarry (éd. Pléiade), et serait l’unique témoignage d’une relation entre les deux poètes.

EUR 1,830.00 > other currencies bookseller: Librairie Jean Claude Vrain (FRANCE)

'déjeûner mirifique'

Cet ouvrage vous est proposé par la Librairie Vignes.


JARRY (Alfred) - Ubu Roi. D'après les éditions publiées du vivant de l'auteur et les documents icono-bio-bibliographiques qui s'y rapportent. Préface de Jean Saltas.
Paris, Charpentier et Fasquelle, 1922, in-16, demi-chagrin havane, dos lisse orné d'une tête d'Ubu à froid auréolée de petites gidouilles dorées à peine formées, 190 pp., nombreux dessins de l'auteur (dont les couvertures).

Exemplaire truffé d'un billet autographe signé où Jarry remercie Rachilde d'un 'déjeûner mirifique' (1 page in-12 datée du 31 décembre 1905) : 'Le Père Ubu est rentré sans savoir comment et a dormi comme le vilain zibou au Bois Dormant (...) Merci de m'avoir fait boucler l'année en étrennant la salle à manger neuve et verdoyante, et mes excuses de n'avoir pu me montrer moins influenzé convive'.

On joint un amusant prospectus de théâtre daté de 1922 en forme de profil d'Ubu jaune et rouge, ainsi qu'une coupure de presse.

Cher Papyrus

JARRY (Alfred). L.A.S. « Alfred Jarry » à « Cher Papyrus ». S.l., 16 mai 1903. 3 pp. sur bristol vert d'eau, petit in-16 étroit (11,8 x 6 cm).

Désolé de ne pouvoir remercier son correspondant par un article dans la Revue Blanche, Jarry espère se ...rattraper dans la Plume. Vous fîtes preuve d'une notable et curieuse perspicacité sur les rapports entre les deux Bretagne : ma grand-mère est une Dorset... note-t-il avant d'expliquer : ...Je regrette de n'avoir pensé à vous relater ce que furent les Gueules-de-Bois. L'acteur qui incarna le Père Ubu n'eut point l'organe de l'emploi ; mais le général Lascy fut joué (en un rôle allongé et même spécialement construit) par le célèbre Anatole !...
Enfin, il ajoute ...merci donc de ce que vous bibliographiâtes quant au Surmâle...
En novembre 1901 eurent lieu des représentations du cinquième cycle d'Ubu, par les marionnettes du « Théâtre Guignol des Gueules de Bois », au Cabaret des Quatz'arts. C'est M. Dickson qui prêtait sa voix à Ubu tandis que M. Anatole, interprétait, parmi plusieurs personnages, le général Lascy.
En 1903, Jarry commença de collaborer régulièrement à la Revue La Plume qui s'arrêtera en janvier 1904. La Revue Blanche avait cessé de paraître en avril 1903.


LIBRAIRIE DE L'ABBAYE - PINAULT - Jacques-Henri PINAULT, 27 & 36, rue Bonaparte - 75006 PARIS - http://www.franceantiq.fr/slam/Abbaye-Pinault

abbaye-pinault@wanadoo.fr

QQQQ

Alfred JARRY (1873-1907) écrivain.
L.A.S., Du Phal-en-stères, 6 décembre [1898, à Pierre QUILLARD] ; 2 pages in-12.


Sur la préparation de l'Almanach du Père Ubu de 1899. « Compagnon, nous sommes convoqués par un télégramme de celui qui Terrasse et vos tonneaux ne sont point encore expédiés. La faute en est à l'Almanach (lequel s'imprime) où vous êtes glorifié. Je ne pourrai guère revenir au Phalanstère avant une semaine vu la lenteur typographique de celui qui Renaude [l'imprimeur Renaudie]. Nous vous informons qu'il vous est octroyé un crédit fort peu limité sur le VIN, et que le mot de la Cave, au cas où vous auriez le loisir de venir l'explorer, n'est autre actuellement que QQQQ ». Il joint une épreuve d'une image de l'Almanach [épreuve jointe : portrait de Quillard par Pierre BONNARD] « laquelle évite de vous flatter, mais vous confère avec celui qui Barbillonne ». Il le prie de lui envoyer rue Ballu « la reconstitution d'un texte saphique, cité anonymement dans l'almanach et dont nous ne nous souvenons, d'après le compagnon Collière, que du fragment approximatif » ; et il cite une ligne du texte latin en question...

Les AUTOGRAPHES - Thierry Bodin, 45, rue de l'Abbé Grégoire - 75006 Paris

04 avril 2007

La bataille de Morsang







Le 1er avril, "La bataille de Morsang", fragment de La Dragonne, paraît dans La Revue Blanche.

Haha



on place la tige dans les crans à l'endroit voulu : grob - mittel - mokka : gros - moyen - fin

marque HAHA il est inscrit SEIT 1876 - HAHA QUALITATS-ZEICHEN

Sur le tourniquet est gravé : Hachaus

29 mars 2007

jean tixier



Alfred Jarry est incorporé à la caserne Corbineau, 101 eme régiment d’infanterie. Pendant son service il a la chance d’avoir a faire a un sous lieutenant "Jean Tixier", piqué de littérature et de poésie. Rappelons l’anecdote de 1895 à la Caserne Corbineau à Laval, Jarry un balai à la main face à un sergent corse :
- Vous n’avez pas entendu ce que j’ai dit tout à l’heure ?
- Si, sergent.
- Quoi ?
- De balayer la cour, sergent.
- Eh bien, nom de Dieu ! Balayez la cour ! C’est clair, hein ?
- Oui, sergent… mais dans quel sens ?

28 mars 2007

Boneless and economical

«Luister eens:

De kreeft en het blikje cornedbeef dat Doctor Faustroll kruislings over zijn borst droeg.

FABEL

Voor A.-F. Hérold.

Een blik cornedbeef, aangelijnd als een toneelkijker, liep voorbij een kreeft die als twee druppels water op hem leek. Hij omhulde zich met een ijzersterk harnas waarop geschreven stond, dat hij van binnen, zoals zij zelf, zonder botten was

(Boneless and economical);

En onder zijn dubbelgevouwen staart verborg hij waarschijnlijk een sleutel bestemd om ’m te openen.
Opslag verliefd, verklaarde de corned-beef aan het kleine bewegelijke blikje van levende conserven dat, als zij zou willen overwegen zich aan zijn zijde te scharen om samen de aardse internationale tentoonstellingen te ondergaan, ze gedecoreerd zou worden met meerdere gouden medailles.

“Ha Ha”, riep Bosse-de-Nage, maar hij zette zijn ideeën niet nader uiteen.

A. Jarry, FAUSTROLL, H. XXVI



BONELESS & ECONOMICAL

De woorden BONELESS & ECONOMICAL bleven mij bezig houden. Vanwaar deze Engelse woorden in de Franse tekst van Jarry? In avant-garde teksten is het niet ongebruikelijk om letterlijke citaten (waar nodig aangepast) uit gevonden teksten en krantenknipsels over te nemen. Aannemelijk was dan ook dat het van een blikje cornedbeef afkomstig was, maar waar vind men een honderd jaar – Jarry schreef Faustroll in de jaren 1893-1898 – oud blikje met botloze inhoud? De oneindige voorraad van de internet veiling Ebay kwam te hulp. Na enige maanden met een zekere regelmaat het woord cornedbeef te hebben ingetoetst in de zoekmachine, dook er daadwerkelijk een verpakking op waarvan de inhoud volgens de tekst op één van de ribben ‘Boneless and economical’ was.
Na grondige bestudering van het blikje besloot ik experimenten uit te voeren met enkele vergelijkbare maar moderne blikken die voorzien zijn van een staart, om achter de functie te komen van dit uitstulpsel en de verstopte sleutel, waarvan Jarry meende dat deze aangebracht was met de bedoeling het blikje ermee te openen.
Het sleuteltje bleek een ingenieus instrument te zijn van een formidabele eenvoud: een stukje draad, gevouwen zodat er een handvat ontstond, en aan het eind een klein spleetje, als een contrefaçon van de staart. Na de drie maal uitproberen begreep ik waartoe het sleuteltje diende, en dat was in het geheel niet om eenvoudigweg het blikje te openen. Stap na stap transformeerde het blikje met sleutel zich in een machien om gerolde plaatjes metaal te fabriceren. Men plaatst het genoemde sleuteltje in de door de firma Libby, McNeill & Libby uit Chicago voorgefabriceerde staart en draait de sleutel om zijn as, met de draaiing van de sleutel verkrijgt men langzaam maar zeker een gidoulle, de spiraal annex ereteken waarmee de pens van Pere Ubu is uitgedost, de hoogste versierselen in het universum van Jarry. Het zal niet doen verbazen dat deze functie van het cornedbeef blikje niet voorkomt op de gebruiksaanwijzing die op de papieren wikkel aan de buitenzijde van het blik gedrukt staat, welke alleen de meest banale aanwijzingen bevat. Het is zelfs zo, dat, om het beste resultaat te bereiken, men dit papiertje beter kan verwijderen voor men deze machine om gidoulles te fabriceren in gebruik neemt. Het bovenstaande is enkel vastgelegd om enkele ideeën nader uit te werken.


B.D.







p.s.
In het Franse militaire Bargoens (WO I) had men voor vlees van vormloze textuur en onbeduidende smaak in blik het woord ‘SINGE’. Synoniem voor cornedbeef was ‘une boîte de singe’; een blikje aap (http://atilf.atilf.fr/). Er was echter ook een vleesverwerkend bedrijf dat als handelsnaam "Le Singe" had. Enige relatie tussen de compagnon van Faustroll, Bosse-de-Nage, een baviaan, en de cornedbeef is niet duidelijk, omdat het Bargoens ‘Signe’ waarschijnlijk pas tijdens WO I in de Franse taal voorkomt, al was cornedbeef reeds sinds de Krimoorlog (1852) gangbaar als soldatenrantsoen.

Multatuli


Idée no. 102

Multatuli


Si c’est par la Nature qu’on doit démonter l’existence de Dieu, nous dépendons de nouveau de istes et iens, et les notions sur Dieu d’une tache dans la lentille du microscope, d’une erreur d’un millimètre dans l’échelle d’un fer qui se trouve à proximité d’une boussole dont la déclinaison a été mal calculée, de l’achromatisme imparfait d’un télescope, etc… etc…
Certes, et de quoi pas !
Sirius est distant de nous d’autant de lieus, donc : Dieu est grand.
Cet infusoire confère avec ses compagnons, les infusoires, qui l’entendent et le comprennent, donc : Dieu est grand.
Ce poisson possède une nageoire qui lui permet de faire des voltes d’un angle de 1 / 1000000 de degré, donc : Dieu est grand.
Ce sont le professeur A, le docteur B et le prosecteur C qui l’ont découvert ; et ces trois naturalistes, serviteurs de Dieu, sont les théologiens du jour.
Le lendemain, on constate :
Que Sirius situé une lieue plus loin : Dieu d’une lieue grandira.
Que l’infusoire a été compris de travers : Dieu a été compris de travers.
Que ce poisson est moins agile qu’on l’eût cru et que ses mouvements requièrent l’ange précédent dont la fraction a été diminuée d’un zéro : il y a un zéro de moins dans le chiffre exprimant la valeur de Dieu. Si cependant je voulais rêver, conjecturer et radoter de ce dont je ne connais rien, je serais de l’avis de l’antique et rêveuse théologie. L’étude de la Nature est la meilleure étude, mais on n’y apprend rien... si c’est la Nature, c.à.d. : tout ! Et c’est précisément parce que Dieu est hors de tout qu’on ne peut l’apprendre à connaître dans cette Nature.

MULTATULI
1862



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Le 4 mars 1894, le jeune Alfred Jarry écrit une première lettre au directeur du Mercure de France, Alfred Vallette :

Monsieur,

Je prends la liberté — un peu bien téméraire — de vous importuner encore d’une mienne production, traduction d’un poète anglais trop inconnu aujourd’hui et à qui doivent tout E. Poe et Baudelaire. Quoique bien jeune je ne me suis pas cru trop indigne de l’offrir au Mercure, qui a eu la gloire de faire connaître Multatuli. […]
Avec un espoir hélas bien incertain, je vous prie d’agréer mes meilleures et respectueuses sympathies d’art.

ALFRED JARRY.
84, boulevard de Port-Royal.

…de faire connaître Multatuli : les extraits de l’œuvre de l’écrivain néerlandais Multatuli (E. Douwes Dekker) publiés par le Mercure en 1893-1894 recouvrent une quarantaine de pages tirées de diverses publications.
Il nous semble/ est probable que dans cette lettre à Valette, datant de mars 1894, Jarry fait allusion à la publication d’un certain nombre d’‘Idées’ de Multatuli dans le numéro de février 1894. Là est reprit l’idée no. 102 (datant d’environ 1862 et traduite par Emile-Henri van Heurck) comme c’est reprit dans les Documents.
Nous ne voulons pas donner des spéculations quel des textes de Multatuli sont lu par jarry. Il va sans dire que l’idée no. 102 est bien dans un esprit pareil a celle de Faustroll, ‘Donc, POSTULAT : Dieu est le plus court chemin de zéro à l'infini [et] la pataphysique est la science’.

B.D.
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http://www.multatuli-museum.nl/

27 mars 2007

Medailles de Metz



Medailles de Metz

D’abord il est plus judicieux d’orthographier AA, car l’aspiration h ne s’écrivait point dans la langue antique du monde. Elle dénonçait chez Bosse-de-Nage l’effort, le labeur servile et obligatoire, et la conscience de son infériorité. [...]
Ce serait un problème compliqué d’étudier en outre si le premier A était cause efficiente du second. Contentons-nous de constater que Bosse-de-Nage ne proférant ordinairement que AA, et rien de plus [...].
C’est à dessein que nous avons omis de dire, ces sens étant fort connus, que ha ha est une ouverture dans un mur au niveau de l’allée d’un jardin, un trou-de-loup ou puits militaire destiné à faire écrouler les ponts en acier chromé, et que AA se peut encore lire sur les médailles frappées à Metz .

Jarry, Faustroll, ch. XXIX


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Comment nous fîmes connaissance avec la reine Wilhelmine

Ce fut à Sluys, en Hollande, dans un bureau de poste, que la jeune souveraine nous octroya plusieurs de ses portraits charmants, et nous fit la grâce de nous les choisir d'un format commode et facile à porter en voyage. Par la discrète entremise d'un employé dudit bureau, chacun, à notre exemple et sans même avoir besoin de notre recommandation, pourra se procurer les royales effigies par la méthode suivante :
Achetez une carte postale, que vous ne saurez plus courtoisement employer qu'en y témoignant votre gratitude à la reine. Avant même que vous n'ayez précipité votre carte dans le Briefenbus, appareil ingénieux sans doute mais qui ne réalise pas un bien sensible progrès sur nos boîtes aux lettres, et pour peu que vous ayez confié une piécette d'argent français, cinquante centimes par exemple, à l'employé complaisant, celui-ci vous fera présant en retour d'une quantité d'autres pièces de tous diamètres et de toutes espèces de métaux, portant l'image finement cislée de Wilhelmine. Ceci se passe à Sluys - ou dans tout autre bureau de poste.

A. Jarry

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Les 28 pièces pairs de Jarry

1a Louis XIV, frappe a Metz, AA, 1705
1b Idem
2a 1/10 d’ecu aux branches d'oliviers, Louis XV, frappe a Metz, AA, 1729
2b --
3a 30 derniers, frappe a Metz, AA, 1709-1713
3b Sol aux balances, frappe a Metz, AA, 1793
4a Louis XVI, frappe a Metz, AA, 1786
4b --
5a Sol a l'ecu, Louis XVI, frappe a Metz, AA, 1791
5b Sol a l'ecu, Louis XVI, frappe a Metz, AA, 1782
6a 2 sols François, Louis XVI, frappe a Metz, AA, 1792
6b --
7a Cinq centimes, frappe a Metz, AA, an 8
7b Idem
8a Un decime Dupré, frappe a Metz, AA, an 8 (Référence Gadoury : 187a)
8b Idem

1c Pin de Huissier
1d Batterie AA
2c Médaille d'identification du huissier, portrait de Louis Philippe I, 1828
2d Médaille d'identification des huissiers audienciers, dept. de la Seine,1835
3c Médaille d'identification de la chambre des huissiers de la département de la Seine, par Rogat
3d Idem
4c Florin, la reine Wilhelmine au cheveu long, 1897
4d Idem
5c Dubbeltje, la reine Wilhelmine au cheveu long, date illisible
5d Idem
6c Médaille collège Henri IV, 1919
6d Médaille collège Henri IV, offert a G. Blum, 4e accessit, 1892
7c Médaille AA (Etats Unis)
7d Idem
8c Idem
8d Idem

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La Société Protectrice des Enfants Martyrs, en cooperation avec ILAP (Indoor Land Art Programme, Amsterdam) a organise une exposition pour inspecter les médailles ornées du portrait de la reine Wilhelmine, celles frappées à Metz, sur lesquelles on peut lire les lettres AA et voir un Père Ubu avec le bâton-à-physique entre les mains, et bien d'autres pièces remarquables, au Bougainville (vaisseau sur terre ferme) chez Mme Maurel, dans la Rue de la Banque a Paris, le 27 octobre 2006.

B.D. Rt.


Médailles et autres, Documents relatifs à l’étude de la ’Pataphysique en Hollande & La Société Protectrice des Enfants Martyrs, Fascicule 17 AA (Amsterdam, 134 EP).