11 avril 2007

Henry J.-M. Levey à Alfred Jarry

Levey Henry Jean-MarieCarte postale adressée à Alfred Jarry

Datée de « Biskra / Constantine » le « 27 février 1901 ». Carte postale adressée à « Alfred Jarry /Mercure de France / 11 rue de l’Échaudé / Paris » ; cette première destination étant barrée et remplacée par « 7, rue Cassette » ; timbres et cachets postaux ; le verso montre une « Caravane » de chameaux à Biskra. Superbe état de conservation. Henry Jean-Marie Levey (1874-1906) fut un poète aussi rare qu’insolent et fantaisiste. Cadet d’un an seulement de Jarry, il mourut aussi un an avant l’auteur d’ « Ubu roi ». Ses « Poèmes » furent réunis en recueil longtemps après sa mort, et publiés par « La Maison des Amis des Livres » en 1921. Guillaume Apollinaire, dans sa conférence sur La Phalange nouvelle, le 25 avril 1908 (dont le texte sera ensuite publié par « La revue des lettres et des arts », dans son numéro de juin 1908), a réservé une mention élogieuse dans son palmarès des poètes contemporains à Henry J.-M. Levey, qui livre, par un fait quasi miraculeux, un justificatif parfait pour la présente carte postale : Après avoir mentionné un poète exotique « d’une nouveauté jamais irritante », Apollinaire enchaîne « Qu’il est loin de la morgue, de l’insolence de Henry J.-M. Levey, ce pâle poète malade qui envoyait à ses amis, pendant des croisières dans les mers lointaines, d’âpres cartes postales, dont l’ironie lyrique trahissait le mal qui sans doute l’a emporté. » (texte reproduit dans le volume III des « Œuvres en prose complètes » d’Apollinaire, Éditions de la Pléiade, Gallimard, p. 890). Et en effet, on peut constater l’exacte véracité des mots d’Apollinaire dans cette carte postale sarcastique de Levey, qui déclare avoir acquis d’un arabe nomade le « véritable bâton à phynances » du Père Ubu. Celui-ci, d’une grande culture jarryste, confond ici le « bâton-à-physique » de « César Antéchrist » (appendice phalloïde) et le « croc-à-phynance », appendice crochu terminant le bras d’Ubu pour accrocher les « phynances ». D'une inestimable rareté. Cette carte ne figure pas dans les « Œuvres complètes » de Jarry (éd. Pléiade), et serait l’unique témoignage d’une relation entre les deux poètes.

EUR 1,830.00 > other currencies bookseller: Librairie Jean Claude Vrain (FRANCE)

Henry J.-M. Levey à Alfred Jarry

Levey Henry Jean-MarieCarte postale adressée à Alfred Jarry

Datée de « Biskra / Constantine » le « 27 février 1901 ». Carte postale adressée à « Alfred Jarry /Mercure de France / 11 rue de l’Échaudé / Paris » ; cette première destination étant barrée et remplacée par « 7, rue Cassette » ; timbres et cachets postaux ; le verso montre une « Caravane » de chameaux à Biskra. Superbe état de conservation. Henry Jean-Marie Levey (1874-1906) fut un poète aussi rare qu’insolent et fantaisiste. Cadet d’un an seulement de Jarry, il mourut aussi un an avant l’auteur d’ « Ubu roi ». Ses « Poèmes » furent réunis en recueil longtemps après sa mort, et publiés par « La Maison des Amis des Livres » en 1921. Guillaume Apollinaire, dans sa conférence sur La Phalange nouvelle, le 25 avril 1908 (dont le texte sera ensuite publié par « La revue des lettres et des arts », dans son numéro de juin 1908), a réservé une mention élogieuse dans son palmarès des poètes contemporains à Henry J.-M. Levey, qui livre, par un fait quasi miraculeux, un justificatif parfait pour la présente carte postale : Après avoir mentionné un poète exotique « d’une nouveauté jamais irritante », Apollinaire enchaîne « Qu’il est loin de la morgue, de l’insolence de Henry J.-M. Levey, ce pâle poète malade qui envoyait à ses amis, pendant des croisières dans les mers lointaines, d’âpres cartes postales, dont l’ironie lyrique trahissait le mal qui sans doute l’a emporté. » (texte reproduit dans le volume III des « Œuvres en prose complètes » d’Apollinaire, Éditions de la Pléiade, Gallimard, p. 890). Et en effet, on peut constater l’exacte véracité des mots d’Apollinaire dans cette carte postale sarcastique de Levey, qui déclare avoir acquis d’un arabe nomade le « véritable bâton à phynances » du Père Ubu. Celui-ci, d’une grande culture jarryste, confond ici le « bâton-à-physique » de « César Antéchrist » (appendice phalloïde) et le « croc-à-phynance », appendice crochu terminant le bras d’Ubu pour accrocher les « phynances ». D'une inestimable rareté. Cette carte ne figure pas dans les « Œuvres complètes » de Jarry (éd. Pléiade), et serait l’unique témoignage d’une relation entre les deux poètes.

EUR 1,830.00 > other currencies bookseller: Librairie Jean Claude Vrain (FRANCE)

'déjeûner mirifique'

Cet ouvrage vous est proposé par la Librairie Vignes.


JARRY (Alfred) - Ubu Roi. D'après les éditions publiées du vivant de l'auteur et les documents icono-bio-bibliographiques qui s'y rapportent. Préface de Jean Saltas.
Paris, Charpentier et Fasquelle, 1922, in-16, demi-chagrin havane, dos lisse orné d'une tête d'Ubu à froid auréolée de petites gidouilles dorées à peine formées, 190 pp., nombreux dessins de l'auteur (dont les couvertures).

Exemplaire truffé d'un billet autographe signé où Jarry remercie Rachilde d'un 'déjeûner mirifique' (1 page in-12 datée du 31 décembre 1905) : 'Le Père Ubu est rentré sans savoir comment et a dormi comme le vilain zibou au Bois Dormant (...) Merci de m'avoir fait boucler l'année en étrennant la salle à manger neuve et verdoyante, et mes excuses de n'avoir pu me montrer moins influenzé convive'.

On joint un amusant prospectus de théâtre daté de 1922 en forme de profil d'Ubu jaune et rouge, ainsi qu'une coupure de presse.

Cher Papyrus

JARRY (Alfred). L.A.S. « Alfred Jarry » à « Cher Papyrus ». S.l., 16 mai 1903. 3 pp. sur bristol vert d'eau, petit in-16 étroit (11,8 x 6 cm).

Désolé de ne pouvoir remercier son correspondant par un article dans la Revue Blanche, Jarry espère se ...rattraper dans la Plume. Vous fîtes preuve d'une notable et curieuse perspicacité sur les rapports entre les deux Bretagne : ma grand-mère est une Dorset... note-t-il avant d'expliquer : ...Je regrette de n'avoir pensé à vous relater ce que furent les Gueules-de-Bois. L'acteur qui incarna le Père Ubu n'eut point l'organe de l'emploi ; mais le général Lascy fut joué (en un rôle allongé et même spécialement construit) par le célèbre Anatole !...
Enfin, il ajoute ...merci donc de ce que vous bibliographiâtes quant au Surmâle...
En novembre 1901 eurent lieu des représentations du cinquième cycle d'Ubu, par les marionnettes du « Théâtre Guignol des Gueules de Bois », au Cabaret des Quatz'arts. C'est M. Dickson qui prêtait sa voix à Ubu tandis que M. Anatole, interprétait, parmi plusieurs personnages, le général Lascy.
En 1903, Jarry commença de collaborer régulièrement à la Revue La Plume qui s'arrêtera en janvier 1904. La Revue Blanche avait cessé de paraître en avril 1903.


LIBRAIRIE DE L'ABBAYE - PINAULT - Jacques-Henri PINAULT, 27 & 36, rue Bonaparte - 75006 PARIS - http://www.franceantiq.fr/slam/Abbaye-Pinault

abbaye-pinault@wanadoo.fr

QQQQ

Alfred JARRY (1873-1907) écrivain.
L.A.S., Du Phal-en-stères, 6 décembre [1898, à Pierre QUILLARD] ; 2 pages in-12.


Sur la préparation de l'Almanach du Père Ubu de 1899. « Compagnon, nous sommes convoqués par un télégramme de celui qui Terrasse et vos tonneaux ne sont point encore expédiés. La faute en est à l'Almanach (lequel s'imprime) où vous êtes glorifié. Je ne pourrai guère revenir au Phalanstère avant une semaine vu la lenteur typographique de celui qui Renaude [l'imprimeur Renaudie]. Nous vous informons qu'il vous est octroyé un crédit fort peu limité sur le VIN, et que le mot de la Cave, au cas où vous auriez le loisir de venir l'explorer, n'est autre actuellement que QQQQ ». Il joint une épreuve d'une image de l'Almanach [épreuve jointe : portrait de Quillard par Pierre BONNARD] « laquelle évite de vous flatter, mais vous confère avec celui qui Barbillonne ». Il le prie de lui envoyer rue Ballu « la reconstitution d'un texte saphique, cité anonymement dans l'almanach et dont nous ne nous souvenons, d'après le compagnon Collière, que du fragment approximatif » ; et il cite une ligne du texte latin en question...

Les AUTOGRAPHES - Thierry Bodin, 45, rue de l'Abbé Grégoire - 75006 Paris

Castor oil



J’ai aussi un plus bel as, poursuivit le docteur, en fil de quartz étiré à l’arbalète; mais actuellement j’y ai disposé à l’aide d’un brin de paille 250 000 gouttes d’huile de castor, à l’imitation des gouttelettes des araignées et alternativement grosses et petites, les vibrations par seconde de celles-là étant à celles de celles-ci selon le rapport (64 000 / (1 / 2 000 000)) sous la simple force de la membrane élastique du liquide.

cérumen



Et votre cérumen, Panmuphle, clorait vos oreilles même aux bruits d’en-bas.